






L’univers de Mozart, révélation…
Découvrir Mozart, son univers musical. Une gageure relevée à l’église de Verlaine pour des néophytes et des amateurs de classique.
Airs des plus célèbres opéras du jeune prodige, « Agnus Dei » de la messe du couronnement, air de concert mélodie ou sonate. L’univers de Wolfgang Amadeus révélé dans ce qu’il a de plus passionnant, de plus surprenant. Le comité culturel de Verlaine s’était lancé un défi.« Un gros défi même dans un laps de temps très court souligne Laurent Hinque, membre du comité et initiateur du projet. J’en avais déjà l’idée et une amie soprano m’a aidée à la concrétiser. » Historien de l’art, il a suivi des cours de musicologie et sa volonté était « de faire découvrir l’univers de Mozart, donner des pistes, ouvrir à la compréhension des œuvres, par les extraits ».
Si tout le monde connaît Mozart, c’est sans le connaître vraiment. L’appréhender en mélomane est réservé aux puristes et aux spécialistes. Les amateurs de musique s’y sont « retrouvés », tout en découvrant certains détails. Les néophytes ont été projetés dans un monde musical méconnu. La plupart en sortent séduits, ravis, voire même conquis, avec des airs plein la tête. Avec l’envie de découvrir plus en profondeur les mondes du génial musicien.
Musique au village
Au fil conducteur de la vie du compositeur, de sa naissance à ses derniers instants, des extraits ont été replacés dans le contexte historique. Avec des moments forts ! L’Agnus dei de la messe du couronnement notamment. « C’est prendre le risque d’aborder la musique de Mozart. Mais nous proposons une fois par an une promenade dans la musique classique », confient les deux solistes, Barbara Pierlot et Marie-Laure Brossolasco.
L’éclectisme des extraits débouche sur une découverte de tous les « styles » de musique mozartienne. Intégrer l’opéra, la musique sacrée, des airs de concerts ou encore une sonate, révèle le gigantisme de l’œuvre, dans des registres variés, aux antipodes parfois. « Dans l’opéra-bouffe, les airs sont assez connus. Mais cela reste de la découverte pure », ajoutent les soprani. Le défi de jouer dans un village ? « C’est parfois là qu’il y a le plus de spectateurs. On a déjà joué devant 8 spectateurs à Liège. » À Verlaine, ils étaient une centaine. Une ambiance « géniale, avec les enfants autour du piano à l’entracte. Une ouverture à la curiosité musicale dont les gens ont besoin ». Que Verlaine redemande. D’autant que la culture à ce prix, c’est dérisoire !
Article de Jacques LEMOINE
Journal "L'Avenir Huy-Waremme"